Mardi 24 avril 2012
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Evénement : Samedi 28 avril, SILVER SCREEN était invité à l'antenne du Magazine des Séries
sur Radio Campus Lille pour parler de "L'Incroyable Hulk" et de son groupe facebook! Une excellente occasion de rendre hommage à Bill Bixby...
Pour information : le magazine des séries a été créé le 20 janvier 2010 dans le cadre de l'association loi 1901 nommé le quotidien du cinéma.
Le Magazine des Séries a pour principale vocation de donner la parole à tous les amateurs de séries, qu'ils soient journalistes ou bien
téléphiles qui peuvent alors s'exprimer dans nos colonnes.
L'association est également propriétaire du concept de l'émission radio "Le Magazine des Séries " qui est actuellement
diffusée sur la métropole lilloise, un fois par mois, par Radio Campus, 106.6 FM, le samedi de 14 à 15 heures (émission en téléchargement libre sur le
site).

Par Silver Screen
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Vendredi 30 mars 2012
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21:03
Réalisé par Richard Donner à la fin des années
1970, « SUPERMAN : THE MOVIE » est la première adaptation ambitieuse d’un comic book sur le grand écran. Elle reste d’ailleurs LA
référence du genre, inspirant encore aujourd’hui de nombreux artistes tant dans le monde de la bande dessinée que dans l’industrie cinématographique.
SILVER SCREEN vous propose de revenir aujourd’hui sur ce monument incontournable du cinéma fantastique
américain.
« You’ll Believe a man can fly » !
SYNOPSIS
Sur la lointaine planète Krypton, trois conjurés, conduits par le Général Zod passent en jugement. En les condamnant à l’exile éternel dans la zone fantôme, le
conseil répond aux souhaits du scientifique Jor-El. Mais il refuse de l’écouter lorsque ce dernier affirme que la planète est menacée de destruction d’ici quelques jours.
Pour sauver leur fils unique Kal-El, le savant et sa femme décident en secret de s’en séparer pour l’envoyer sur la planète Terre. Après un voyage de plusieurs
années à bord d’un vaisseau spatial, l’enfant atterrit à Smallville et est adopté par un couple de fermiers, Jonathan et Martha Kent. Baptisé sous le nom de Clark, l’enfant manifeste rapidement
des pouvoirs extraordinaires sous l’influence du soleil jaune.
Devenu adulte, et conscient de son héritage kryptonien, Clark part travailler en tant que reporter au Daily Planet… Une simple couverture pour en réalité œuvrer
au service du bien en tant que SUPERMAN.
Tandis que l’« Homme d’Acier » se révèle au monde, le Mégaloman Lex Luthor entreprend le projet d’anéantir la côte Ouest des Etats-Unis en utilisant
des missiles dérobés à l’Armée…
LA SUPERPRODUCTION
Les origines du film remontent à 1973, avec la sortie des « Trois Mousquetaires » de Richard Lester. Produit par Alexander Salkind et son fils
Ilya, le film connaît un succès significatif qui les persuade que l’heure est au cinéma à grand spectacle. Alors que les deux hommes sont en pleine réflexion sur leur prochain projet, Ilya
Salkind, en séjour à Paris, perçoit une affiche annonçant la sortie de Zorro (1974) avec Alain Delon. Avec l’idée d’un héros costumé en tête, il retourne aux Etats-Unis et finit par proposer à
son père l’adaptation cinématographique de la bande-dessinée de Superman. Les deux hommes acquièrent donc rapidement les droits du super-héros de DC Comics et planifient la sortie du long-métrage
pour 1978, année du quarantième anniversaire de Superman.
Pour assurer la crédibilité de leur projet auprès des financeurs et distributeurs d’Hollywood, les deux producteurs dépensent en amont plusieurs millions de
dollars pour convaincre Marlon Brando et Gene Hackman d’intégrer le casting de Superman. Un pari osé qui permettra aux Salkind d’attirer des partenaires financiers et de se doter d’un budget
record de 55 millions de dollards, soit le film le plus cher de l’époque.
Le scénario est confié à Mario Puzo, auteur émérite du roman « Le Parrain » (1969) et scénariste de la trilogie éponyme culte de Francis Ford Coppola
(1972-1990). Il rédige un script suffisamment dense pour envisager la réalisation de deux films fonctionnant comme une saga complète. Le film prenant forme, de nombreux metteurs en scène sont
pressentis dont un certain Steven Spielberg. Mais les dépassements de budget sur « Les Dents de la Mer » et son absence de notoriété font hésiter Alexander Salkind. Au final, la
réalisation échoue entre les mains de Guy Hamilton (« Goldfinger »). Le tournage est prévu aux studios cinecittà à Rome notamment dans l'optique de réduire les coûts de production. Le
réalisateur entame rapidement les tests visant à faire voler le héros pour un coût estimé à 2 millions de dollars. Alors que tout semble se mettre en place ; Brando révèle qu’il ne peut pas
tourner en Italie en raison d’une plainte pour obscénité remontant à l’époque du « Dernier Tango à Paris » (1972). Le tournage est donc rapatrié vers l’Angleterre sans Hamilton qui ne
peut pas s’y rendre pour raisons financières. Reste qu’à ce stade, il faut lui trouver rapidement un remplaçant d’autant plus que le casting est loin d’être bouclé.
Les producteurs décident finalement de se reporter sur Richard Donner, metteur en scène connu à l’époque pour le succès du film « La Malédiction ».
« Trois mois après la sortie de « La Malédiction », Alexander Salkind m’a téléphoné de Londres pour me proposer ce film » expliquait Richard Donner au magazine français
Première en 1978. "J’ai évidemment répondu qu’il fallait que je lise le script. Salkind m’a rétorqué « Pas la peine ! Vous n’avez pas à vous inquiéter : tout le monde trouve le
scénario formidable ! J’ai dit : « Hey, hey ! Doucement ! … « Salkind ne m’a même pas laissé parler : « Je vous envoie le script tout de
suite ! ». « Et bien dix minutes plus tard, une fille sonnait à ma porte et m’apportait le script ! La pauvre, elle a dû avoir une hernie tant il était gros ! Le plus
épais que j’aie jamais vu : près de 600 pages ! C’est ce que Salkind voulait que je filme. J’ai refusé. Sauf, ai-je précisé si je pouvais le faire réécrire ». Le producteur
accepte les conditions de Richard Donner. Il confie la réécriture du script à son ami Tom Mankiewicz. Tout en conservant l’essentiel du travail de Mario Puzo, le scénariste modifie sensiblement
le contenu pour obtenir un film articulé autour de trois grands actes.

CHRISTOPHER REEVE : THE MAN OF STEEL
Côté casting, pour le rôle titre, toutes les têtes d’affiche de l’époque sont envisagées, de Steve McQueen à Robert Redford en passant par Nick Nolte et Clint
Eastwood. Mais le rôle est finalement confié à Christopher Reeve. Le jeune
homme était encore inconnu du grand public à l’époque. Diplômé de Julliard (au côté de son ancien camarade de classe de l’Université de Cornel Robin Williams), son plus grand rôle précédent lui
avait permis de monter sur les planches auprès de Katherine Hepburn. L’équipe de casting de Superman avait repéré Christopher Reeve dans une production hors-broadway, « My Life » en
1977. Richard Donner décida qu’il avait besoin d’un acteur inconnu possédant une certaine assurance afin de balayer l’incrédulité du public. Dès la phase de test (où Christopher Reeve portait un
justaucorps collant), il était évident que la production avait trouvé ce qu’ils cherchaient exception faite des muscles.
Christopher subit donc un entrainement sportif draconien aux côté de David Prowse (Dark Vador dans la première trilogie Star Wars). Face à des comédiens aussi
imposants que Marlon Brando et Gene Hackman, le monde de Superman semblait reposer sur les épaules de plus en plus larges de cet acteur novice du cinéma.

Accompagné de l’excentrique et courageuse Margot Kidder dans le rôle de Loïs Lane, Christopher Reeve a rapidement trouvé son Clark Kent : un reporter timide
et souvent maladroit, inspiré d’un grand acteur du cinéma américain… « Pour camper Clark Kent, je me suis inspiré de Cary Grant jeune » expliquait Christopher Reeve dans son
autobiographie. « Dans l’Impossible Monsieur Bébé, où il joue un paléontologue qui travaille sur un dinosaure, il y a une scène merveilleuse où l’on le voit perché sur une échelle qui
oscille et va basculer. Il a l’air bizarre et effrayé, un air qui contraste avec Katharine Hepburn, qui vient à son secours, très sûre d’elle, intrépide. Il est timide, vulnérable et il a un côté
dingue qui irait parfaitement à Clark Kent. Evidemment, je ne me prenais pas pour Cary Grant, mais rien n’empêchait d’emprunter certains aspects de son personnage ». Devant les manières
excessives de Clark, aucun personnage ne reconnaît le super-héros dans le film. Et après tout, cela n’a rien d’étonnant, vu la finesse du jeu de Christopher Reeve notamment dans une séquence
importante du film. Dans cette scène, Superman s’envole dans la nuit, laissant derrière lui une Loïs Lane charmée par leur première rencontre. Le même frappe, sans changement de plan à la caméra,
quelques secondes plus tard à la porte de Loïs sous les traits de Clark afin de l’emmener à dîner. Alors que Loïs réfléchit distraitement dans la pièce voisine à ce qu’elle va apporter,
Christopher ôte ses lunettes et son ton change : son dos se raidit, il se tient droit, son visage se couvre d’une expression confiante et détendue… Mais il retombe brusquement dans le rôle
de Clark quand il se rend compte qu’il était sur le point de révéler son secret à Loïs.
Selon Richard Donner, très peu d’acteurs auraient été capables d’interpréter de manière aussi convaincante la façon dont nous nous parons d’un autre visage, face
à différentes personnes. De fait, le Clark nerveux de Christopher Reeve fait véritablement parti de tout le personnage, au même titre que l’Homme d’Acier. Son interprétation se composait à parts
égales de Clark et de Superman : tous deux construisaient ensemble le personnage.
Si Christopher Reeve a beaucoup apprécié interpréter ce personnage dichotomique, il avouait cependant que c’était en Clark Kent qu’il s’était le plus épanouie.
« Superman n’existe que dans les airs, dans nos rêves. Tandis que le monde est plein de Clark Kent » expliquait l’acteur à un journaliste du magazine « Première » en
décembre 1978. « J’ai beaucoup aimé en faire un homme maladroit. A ce sujet, Richard Donner m’a donné carte blanche. Je trouve que c’est très généreux – et courageux ! – de la part
d’un metteur en scène d’un Blockbuster de laisser faire un acteur de télévision et de théâtre inconnu… Cela dit, il faut bien reconnaître qu’il n’aurait guère été excitant de jouer Superman si je
n’avais eu qu’à prendre certaines poses déterminées à l’avance. C’est pourquoi j’ai volontairement « sous - joué » Superman. Il fait des choses si extraordinaires que ce n’était
vraiment pas la peine d’en rajouter ».
UN IMPORTANT DEFI TECHNIQUE
Comme l’annonçait l’affiche de SUPERMAN en 1978, le challenge du film était de faire croire qu’un homme pouvait voler. Tous les moyens possibles de l’époque sont
mis en œuvre pour révéler cet important défi. Un pari réussi : l’équipe des effets spéciaux de « SUPERMAN » remporta d’ailleurs en 1979 un Oscar bien mérité pour leur travail
chevronné sur le film.
Ce n’était cependant pas une mince affaire d’accomplir ce défi à la fin des années 1970. « 2001, l’Odyssée de l’Espace », « Rencontres du
troisième type » ou « La Guerre des Etoiles », les trois films références en matière d’effets spéciaux à cette période, mettaient le plus souvent en scène des maquettes. Or, dans
le cas de Superman, il fallait donner l’illusion qu’un homme vole sans que le trucage paraisse grotesque. C’est seulement après huit mois d’essais infructueux que les techniciens de Superman y
sont parvenus.

« Le film a été tourné avant l’arrivée de la technologie numérique » explique Roy Field. « Toutes les techniques imaginables de
l’époque ont été utilisées. Beaucoup ont été inventées expressément pour ce film ». La plupart des plans à effets combinent plusieurs techniques. Les Bowie, Colin Chilvers, Roy Field et
le réalisateur Richard Donner ont soigneusement choisi les procédés qui créent les effets à l’écran.
Les combinaisons de maquettes, d'incrustations et de projections frontales, permettent la matérialisation de séquences folles, comme le sauvetage de
l'hélicoptère, la promenade romantique au-dessus de la ville ou la course contre la montre de Superman pour intercepter un missile balistique dirigé vers la Californie.

Tous ces trucages ont été soumis au directeur de la photographie, Geoffrey Unsworth, qui a dû affiner les transparences et l'effacement, à l'écran, des câbles de
suspension accrochés au costume de Christopher Reeve. Il voulait de plus faire en sorte que les moments où le personnage principal vole soit le plus naturel possible afin que chaque spectateur
ait lui aussi l'impression de flotter dans les airs. Aussi désirait-il éclairer le film de manière à ce qu'il reproduise sur l'écran une Amérique plus mythique que réaliste, espace que l'on ne
pouvait pas dater, pris entre les années 1930 (temps d'origine du comic) et les années 1970 (époque du tournage), d'où le jeu de forts contrastes et de saturation des couleurs primaires.
SUCCES MONDIAL
Le tournage du film lancé, la Warner souhaite annoncer au plus vite la sortie de Superman. L’engouement engendré par la « Guerre des Etoiles » de
George Lucas oblige Donner à confectionner dans l’urgence un teaser diffusé juste avant le film. Alors que les spectateurs n’y voyant aucune image, juste le sigle de Superman transperçant les
nuages, les retombées sont immédiates et le public impatient de découvrir l’Homme d’Acier.

Le film tient le pari de sortie à Noël 1978 aux Etats-Unis et le démarrage est exceptionnel. Le film remporte au final 300 millions de dollars de recettes
mondiales (le plus gros succès de la Warner à l'époque) et s'impose dans tous les top 5 dans le monde. En France, le long-métrage prend un départ fulgurant à Paris et saura résister à Louis de
Funès avec son "Gendarme et les Extraterrestres". Certes, la province paraît un peu moins sensible que le public parisien car la province française réserve un triomphe à Louis de Funès, le film
ne sera donc qu'en septième position au Box Office annuel.
En plus de ce succès financier, le film reporta un important succès critique, notamment en France. En 1979, le magazine « Première » écrit cette critique élogieuse : « Qu’attend-on de Superman au
cinéma ? Qu’il vole ! Eh bien maintenant, c’est fait. Et bien fait : tous les moyens techniques possibles ont été mis à disposition de Richard Donner pour que les promenades
aériennes de Superman soient réussies. Alors, forcément, elles le sont. Et les maniaques des effets spéciaux vont longtemps se demander comment on a fait pour que l’on voit Superman voler et
atterrir dans le même plan… Evidemment, quand Superman redevient Clark Kent, journaliste au Daily Planet, mais les dialogues étant le plus souvent assez drôles et le scénario très riches en
trouvailles originales, on passe deux grosses heures bien agréables. C’est d’ailleurs la plus grande surprise de ce « Superman », ce n’est pas seulement un film à grand spectacle, à
effets spéciaux formidables, mais aussi une comédie délirante de gaieté. Jubilatoire ».

LE SAVIEZ-VOUS ?
* Marlon Brando a accepté d’être le père de Superman pour la somme de 3,7 millions de dollars et 11% des recettes totales. Un contrat unique. Gene Hackman lui
s’est contenté de 2 millions de dollars. Enfin, suprême ironie, Christopher Reeve n’a touché que 250 000 dollars.
* La production du film nécessita 11 équipes de tournage et mille techniciens répartis sur trois continents où s’établit un tournage d’un an et demi.
* SUPERMAN II fut en grande partie tourné en même temps que ce premier opus par Richard Donner, avant que Richard Lester ne prenne la relève dès 1979.
* Initialement, le film devait être distribué aux Etats-Unis dès l’été 1978. Mais les nombreux défis techniques et logistiques ne permirent pas d’achever
« Superman » dans les délais prévus. Il sorti finalement pour la période de Noël.
* Pour son lancement le film fut projeté à la Maison Blanche avec le Président des Etats-Unis, Jimmy Carter, parmi les spectateurs.
* La musique du film fut signée par l’incomparable John Williams. Sa composition est l’un des plus célèbres thèmes de l’histoire du cinéma moderne avec Star Wars
et Indiana Jones.
* C’est l’immense chef décorateur, John Barry, qualifié de génie par Richard Donner, qui a conçu le décor de la Forteresse de Solitude. Si l’extérieur de cet
énorme monument de cristal était constitué de peintures sur verre et de maquettes signées Derek Meddings, l’extérieur était construit en plâtre bois et fibre de verre dans l’enceinte du fameux
plateau 007 des studios Shepperton en Angleterre.
* Dans la version française, c’est Pierre Arditi qui assurera le doublage de Christopher Reeve.
* Le DVD du film sorti en 2001 comprend de nombreuses scènes additionnelles (dont plusieurs avec Marlon Brando). Un nouveau doublage français fut pour l’occasion
réalisé sur l’intégralité de l’œuvre.
* La très rare version TV de "SUPERMAN", diffusée pour la première fois en février 1982 sur la
chaîne américaine ABC n’a à ce jour jamais été éditée en DVD ou Blu-Ray. Connue par les fans de l’Homme d’Acier, sous le nom Salkind International Extended Cut, cette version TV, contenant plus
de 45 minutes de scènes additionnelles, a été diffusée en France il y a plus d’une dizaine d’années en exclusivité sur la chaîne satellite CinéCinéma, en version originale sous-titrée
français.
* Le film a laissé un important héritage dans l’univers de Superman. Les comics ont notamment repris une grande partie de la mythologie développée par Richard
Donner tandis que certains dessinateurs s’inspirent ouvertement du modèle de Christopher Reeve pour dessiner l’Homme d’Acier. Les adaptations Live telles que la série télévisée
« SMALLVILLE » et le film de Bryan Singer, « SUPERMAN RETURNS » en sont par ailleurs ouvertement inspirées.

* Un court extrait de « Superman » figure dans le film « Entretien avec un vampire » (1994) réalisé par Neil Jordan.
CONCLUSION
Le « SUPERMAN » de 1978 reste une réussite artistique indéniable. Un succès qui doit beaucoup au soin insufflé sur le projet par Richard Donner. Le
réalisateur comprit la figure de « Superman » comme un mythe original américain et la mit en scène avec le plus grand respect pour la version originale créée par Jerry Siegel et
Joe Shuster.
Parmi les effets spéciaux grandioses et les décors magnifiques du film, on ne peut que s’enthousiasmer en revoyant Christopher Reeve sur la musique somptueuse de
John Williams. Au travers la finesse de son jeu, il est parvenu à donner vie au personnage de bande dessinée comme personne ne l’avait fait avant lui. Il a par ailleurs su insuffler une modestie
à Superman en l’interprétant comme « un ami ».
Bref, le « SUPERMAN » de Richard Donner reste un grand classique du cinéma fantastique, très agréable à revoir. Un film ambitieux, optimiste et lyrique
qui se distingue toutefois sensiblement des adaptions « sombres » à la mode du moment.
Un fan revient sur les lieux de tournage du film 30 ans après
Clip video réalisé par un fan
La musique grandiose de John Williams
Par Silver Screen
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Jeudi 16 février 2012
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/2012
12:14
Emission culte d’Allo Ciné, « Faux Raccord »
s’amuse à dévoiler aux internautes les erreurs (de production, de tournage ou de montage) des films cultes du septième Art.
SILVER SCREEN vous propose de (re)découvrir les émissions consacrées à quatre sagas cinématographiques : Robocop, Superman, Retour vers le Futur et … Star Wars!
SAGA ROBOCOP
SAGA SUPERMAN
SAGA RETOUR VERS LE FUTUR
SAGA STAR WARS
Par Silver Screen
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Jeudi 9 février 2012
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/2012
20:56
Ecrit par Patrick A. Jankiewich et publié en
juillet 2011 aux Etats-Unis, “You wouldn’t like me when I’m angry” est un ouvrage d’un peu plus de 500 pages entièrement consacré à l’Incroyable Hulk et plus particulièrement à la série télévisée
des années 70/80 dont nous avons déjà consacré plusieurs chroniques sur ce blog.
Il s’agit d’une véritable mine d’informations pour les amateurs du géant vert. L’ouvrage se structure autour d’une relecture des 85 épisodes. Chaque chronique est entrecoupée d’une biographie des
acteurs principaux et d’interviews récentes de l’équipe de la série (des guests stars, producteurs et scénaristes). Beaucoup de secrets de tournages sont ainsi dévoilés !
Parmi les nombreuses anecdotes révélées au grand jour dans le livre, nous apprenons qu’après « La Mort de l’Incroyable Hulk », New World International débuta le tournage d’un pilote de
« She Hulk » (Miss Hulk) pour ABC. Le téléfilm intitulé « Metamorphosis » et écrit par Jill Sherman Donner était en réalité un spin off de la série avec Bill Bixby. L’histoire suivait les aventures de Jennifer Walters, une
avocate enquêtant sur Jonathan Cole, un milliardaire dissimulant ses activités criminelles derrière des œuvres de bienfaisance. Trop proche de dévoiler au grand jour la véritable identité du
businessman, Jennifer est envoyée de force aux Bahamas par son patron (complice de Jonathan Cole). Durant son séjour, la jeune femme fait la rencontre du Dr David Banner qui se cache sur l’île.
Avec l’aide du Dr Joseph Baia, il expérimente un remède naturel (à base de plantes) pour lutter contre ses métamorphoses. Alors que Jennifer et David se rapprochent sentimentalement, un homme de
main, répondant aux ordres de Jonathan Cole, tente d’éliminer la jeune femme… Ce qui aura pour effet de déchaîner Hulk. Sérieusement blessée, Jennifer est plongée dans le coma. David Banner, sous
l’influence du Dr Baia, accepte de se soumettre à une transfusion de sang. Les propriétés régénératrices de l’ADN de Banner vont sauver la vie de la jeune femme. Néanmoins, elle va être soumise
au même fardeau que Banner en devenant SHE HULK !
Réalisé par Bradford May en 1990, ce téléfilm (chronologiquement situé avant « La Mort de l’Incroyable Hulk ») fut la dernière interprétation de Bill Bixby dans le rôle de Banner.
Activement impliqué dans la production, Bill participa à une semaine de tournage aux Caraïbes pour donner la réplique à Mitzi Kapture. L’actrice, bien connue plus tard pour son rôle de Rita Lee
Lance dans « Les Dessous de Palm Beach » avait en effet été choisie pour interpréter Jennifer Walters (qui contrairement aux comics n’était pas la cousine du Dr Banner dans cette
version télévisée). Néanmoins, les dirigeants d’ABC, non convaincus par le choix du directeur de casting, demanderont l’annulation du tournage, dans l’espoir de trouver une nouvelle actrice. Le
tournage ne reprendra finalement jamais pour des raisons juridiques…
Avec cette incroyable révélation, les fans américains de Hulk ont déjà dû partir à la quête des rushs du téléfilm… En espérant qu’elles existent encore quelque part !
PS : « La Mort de l’Incroyable Hulk » (réalisé par Bill Bixby en 1990) devait être suivie par un téléfilm sobrement intitulé « Rebirth of the Incredible Hulk ». Robert
McCullough (notamment scénariste de « Star Trek : The Next Generation ») avait écrit un script résolument orienté vers l’action où le corps de la créature était désormais contrôlé
par l’esprit du Dr Banner. Les acteurs Philip Sterling (le Dr Pratt) et Barbara Tarbuck (Mrs Pratt) devaient notamment reprendre leurs rôles de « La Mort de l’Incroyable Hulk » et jouer
un rôle majeur dans la résurrection de la créature. Malheureusement la maladie de Bill Bixby a compromis le projet.

Par Silver Screen
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Dimanche 8 janvier 2012
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/2012
23:25
Diffusée pour la première fois en septembre 1993, sur les petits écrans français, « Code Quantum » a marqué les esprits de nombreux téléspectateurs
notamment par sa relecture originale de l’Histoire Américaine. L’aventure dura cinq saisons, soit 96 épisodes.
Silver Screen vous propose de nous replonger dans les aventures du Dr Sam Beckett. « Oh Bravo ! ».
SYNOPSIS
En 1995, le Dr Samuel Beckett dirige dans le désert de Stallion Gate, au Nouveau Mexique, un projet top secret, commandité par le gouvernement américain et
baptisé Code Quantum (Quantum Leap). Pressé de fournir des preuves tangibles de ses théories sous peine d’en voir le financement supprimé, le scientifique entre prématurément dans le prototype de
son accélérateur temporel.
Malheureusement, suite à un problème technique (ou une force mystérieuse), l’expérience ne se déroule pas comme prévu. Devenu amnésique, il est condamné à errer
dans le temps en incarnant l’identité de différentes personnes entre son année de naissance (1953) et le présent. Heureusement, il demeure lié au présent par son ami, l’amiral Albert Calavicci.
Ce dernier lui apparaît sous la forme d’un hologramme dont il est le seul à voir et entendre. Il lui sert notamment d’intermédiaire avec Ziggy (l’ordinateur hybride parallèle créé par Sam dans le
cadre du projet Quantum) qui le guide dans son voyage.
Au cours de chaque transfert dans le temps, les deux hommes vont œuvrer pour réparer les erreurs du passé, en tentant d’améliorer la vie des individus incarnés
ou rencontrés par Sam, tout en espérant à chaque fois que le prochain saut ramènera le savant « chez lui ».

LES ORIGINES DE LA SERIE
Dès 1979, soit dix ans avant le lancement de « Quantum Leap », Donald P. Bellisario (créateur des séries Magnum, J.A.G., ou encore N.C.I.S) a l’idée
d’un scénario original pouvant faire l’objet d’une série télévisée : un savant porteur d’une maladie congénitale se transmettant toutes les deux générations découvre un remède au mal qui
sommeil en lui. Il aimerait en faire profiter ses ancêtres. Il se met donc en quête d’un moyen de remonter le temps afin d’inoculer le vaccin à son grand-père. La série ne verra néanmoins jamais
le jour, car entre-temps, le producteur se lance dans une nouvelle aventure, celle de Magnum, qui va durer huit ans de 1980 à 1988 sur NBC.
Néanmoins, quand Brandon Tarkoff prend la direction de la chaîne, il est question de lancer des programmes sensiblement différents des autres networks, en misant
sur la nouveauté et la qualité. Donald Bellisario propose alors « Code Quantum ». Il évoque rapidement l’idée d’un scientifique propulsé à travers le temps mais l’idée ne semble pas
enthousiasmer immédiatement les dirigeants de la chaîne. En effet, aucune série sur le thème de l’exploration du temps n’a jamais rencontré de succès financier aux Etats-Unis. Les problèmes
de budget avaient notamment signé la mort d’ « Au Cœur du Temps ».
Réticents, dans un premier temps, les responsables de la chaîne écoutent poliment le producteur exposer ses idées. Mais Bellisario se veut rassurant : Code
Quantum sera avant tout une anthologie dramatique, et non une œuvre de science-fiction pure, reposant sur des personnages différents chaque semaine, à l’exception des deux protagonistes : un
savant, qui voyage dans le temps et Al, l’observateur qui lui sert de lien avec l’époque d’où il vient.
« Le problème qui se posait était celui de la limite de la période dans laquelle le héros pouvait voyager » explique Donald Bellisario.
« Il m’est vite apparu que le saut dans le temps ne devait pas être trop important pour rester crédible. Il était impossible de faire accepter par le téléspectateur que Sam Beckett se
retrouve à l’époque des guerres napoléoniennes. En revanche, si le héros se limitait à l’histoire toute récente, s’il se retrouvait à une époque où existaient déjà la télé et les voitures, la
chose était jouable. C’était la première clé pour Code Quantum. Sam Beckett ne se déplace donc qu’entre le moment où il est né, 1953, et l’époque actuelle ». Cette démarche convainc un
peu plus : La perspective de limiter les frais de costume et de décor à dû convaincre les décisionnaires peu enthousiastes.
De plus, pour exposer le concept de la future série, Bellisario avait écrit une première mouture du scénario. La scène s’ouvrait dans le désert du Sud-Ouest des
Etats – Unis, un décor immuable depuis des millénaires. Sur le sol, un homme presque nu, frappé de complète amnésie. Une voiture de police se dirige vers lui. De la plaque d’immatriculation,
l’homme déduit qu’il est en 1955. Grimpant dans le véhicule à l’invitation du shérif, il aperçoit un cadavre à l’arrière. Et tandis qu’il constate que le reflet dans le rétroviseur n’est pas le
sien mais celui d’un indien, il apprend qu’on l’accuse de meurtre.
Dès cette première version, les bases de Code Quantum étaient déjà posées. La chaîne finit ainsi par accepter le concept et espère surfer sur le succès de
« Retour vers le Futur ».
UN PARFAIT DUO
Pour trouver les deux acteurs principaux qui devaient jouer les protagonistes de la série, le Dr Sam Beckett et Albert Calavicci, Donald P. Bellisario a fait
procéder à des auditions.
« Scott Bakula est venu aux auditions » explique Donald Bellisario. « Je ne le connaissais pas du tout. C’était un acteur de théâtre et
de comédies musicales, qui avait été nominé aux Tony Awards. Quand il a eu terminé son essai, j’ai dit à mon équipe : « c’est le gars qu’il nous faut ! ». Acteur de
talent, Scott parviendra à incarner avec succès près d’une certaine de personnages différents dans des registres différents. Il parvient tant à être chanteur qu’à se travestir en femmes voire
même à jouer le rôle d’un chimpanzé. Son interprétation de Sam Beckett lui vaudra en 1992, le Golden Award du meilleur acteur de série dramatique, ainsi que deux années consécutives, le Trophée
de l’Association des téléspectateurs, pour une télévision de qualité. Il a par ailleurs été sélectionné à deux reprises aux Emmy Awards et pour le Golden Globe Award. Depuis Code Quantum, Scott
mène une illustre carrière à la télévision. Parmi ses plus grandes réussites, il a notamment joué le capitaine Jonathan Archer dans les 98 épisodes de « Star Trek : Enterprise » de
2001 à 2005 et dans « Men of certain age » entre 2009 et 2011.
Quant au rôle d’Al, il avait intéressé plusieurs acteurs, James Coburn et Malcom Mc Dowell entre autres. Dean Stockwell venait de tourner dans le film de
Jonathan Demme « Veuve mais pas trop » avec Michelle Pfeiffer, Joan Cusack et Matthew Modine. Star depuis l’enfance, il avait également joué par le passé dans des films tels que
« Dune » et dans de nombreuses séries télévisées à succès (« Mission Impossible », « Columbo », « La Quatrième Dimension », Mannix », etc).
« Il est venu aux auditions, explique Bellisario, ce qui m’a un peu surpris, car, savez-vous, les auditons sont toujours une épreuve difficile pour les acteurs de sa réputation. Il était
parfait pour le rôle. J’ai appris plus tard ce qui le motivait autant. C’était un rôle rêvé pour lui, car il a eu deux enfants autour de la cinquantaine. Avec Code Quantum, il pourrait
travailler trois jours par semaine, gagner un peu d’argent et passer le reste du temps avec eux ». Grâce à « Code Quantum », Dean Stockwell se fait connaître dans le monde
entier et surtout auprès d’une nouvelle génération. Un succès amplement mérité tant son interprétation d’Al est savoureuse : à la fois drôle et dynamique, il est même par moments absolument
bouleversant dans le registre dramatique.
Ainsi, dès le pilote une véritable alchimie s’installe entre les deux acteurs. « Nous sommes très proches, nos familles aussi en dehors des
studios » expliquait Scott Bakula à Laurent Weill en 1995.« C’est un hasard. Le producteur n’a pas essayé de nous marier « de force ». Chaque fois que je revois des
épisodes je comprends comment notre complicité a évolué. Dean adorait ajouter des grimaces vers la caméra comme un enfant. Il mettait de l’ambiance. Nous improvisions aussi beaucoup. Des
répétitions, il y en avait un minimum. On nous rappelait à l’ordre si on s’égarait trop ». Dans ce contexte, la complicité entre les deux acteurs fonctionne tellement bien qu’il arrive
qu’un épisode banal devienne intéressant en se reposant quasiment uniquement sur cette dite alchimie.

MULTIPLES REGISTRES
ET RELECTURE DE L’HISTOIRE
Un des atouts majeurs de « Code Quantum » est que la série peut se permettre de multiplier les registres grâce à son concept de base. Code Quantum peut
être un film noir, une comédie musicale, un récit proprement fantastique, un film sportif, un film de guerre, etc.
Dans ce contexte, le téléspectateur est invité à revisiter trente années de l’histoire des Etats-Unis à travers la vie d’illustres inconnus. L’aspect pédagogique
est évident : nul doute que les Américains découvriront mieux leur passé récent en y suivant les aventures de Sam Beckett. « L’amour n’a pas de couleur » leur remettra en
mémoire les émeutes de Watts, le quartier noir de Los Angeles en 1965. Mais « Code Quantum » est aussi l’occasion de parcourir dans le désordre trente ans décisifs dans la lutte des
droits civiques des minorités : les afro-américains dans « Miss Melny et son chauffeur », ou « l’Amour n’a pas de couleur », les indiens dans « Aux portes de la
mort » voire les imigrés mexicains dans « Au bout du rêve ». A chaque fois, la situation est revisitée telle qu’elle pouvait être, d’une façon qui souligne l’absurdité des
discriminations. Le personnage qui subit ces mauvais traitements au nom d’une différence, c’est pour nous Sam, anglo-saxon blanc protestant typique, ce qui a tendance à marquer les esprits les
plus intolérants.
Ainsi, tandis que trop nombreuses séries n’ont pour but de fidéliser le téléspectateur par tous les moyens, « Code Quantum » ne cessera de repousser
durant cinq années les limites d’une série télévisée en prenant des risques.

ANNULATION DE LA SERIE
Si le succès critique est rapidement au rendez-vous, le succès public n’est pas à la hauteur des attentes de NBC. Dans le classement des séries « Code
Quantum » n’atteindra au mieux que la 42ème place. Pour Scott Bakula, avec le recul les audiences de l’époque paraitraient aujourd’hui triomphales « Les bons soirs, nous
avions 21% de parts de marché » explique l’acteur. « En moyenne, 18%. Je ne sais pas trop quoi penser de ce que le paysage audio-visuel est devenu aujourd’hui. La prolifération
des chaînes, des émissions, des équipes techniques et artistiques fait qu’il n’est plus question d’obtenir aujourd’hui les indices d’écoutes qu’on pouvait espérer dans les années
1990 ».
Il faut par ailleurs rappeler que la série était une cible de choix pour les publicitaires dans la mesure où elle fonctionnait bien auprès de la tranche
des 18 – 49 ans. « Code Quantum » grimpera même dans cette catégorie pour atteindre la quatrième place des émissions les plus regardées.
Néanmoins, quand vient l’heure de financer la production de la cinquième saison, la chaîne demande à Bellisario de doper l’audience du show. Concrètement, NBC
souhaite qu’il conçoive des épisodes dans lesquels Sam se retrouve mêlé à des personnalités réelles (Lee Harvey Oswald, Marylin Monroe, Elvis Presley) mais également de développer davantage de
scénarios orientés « Science-fiction » (notamment en raison du grand succès d’audience de « Star Trek : La nouvelle génération »). Bellisario s’exécute et parvient même à
ne pas trahir l’état d’esprit original de la série. Néanmoins, la chaîne n’est toujours pas convaincue des résultats de l’audimat. En cours d’année, NBC prévient donc Bellisario : cette
cinquième saison sera probablement la dernière. Il lui est ainsi conseillé d’écrire un épisode de conclusion.
Le producteur se livre à un exercice de style difficile, il doit terminer la série de façon satisfaisante, tout en laissant la porte ouverte à une éventuelle
reconduction. Bellisario demande même au président de prévoir un créneau horaire spécifique pour cette diffusion. Mais il n’y a pas de miracle. NBC annonce l’arrêt de la série à la presse, après
96 épisodes. C’est ainsi que Bellisario l’apprendra. A lui de prévenir les acteurs.
Interrompue dans sa pleine maturité, la série aura apporté une bouffée d’air frais à la télévision américaine. A chaque épisode, décor, contexte et genre
changeait sans prévenir. Peu de séries auront eu une telle souplesse dans les années 1990 et encore aujourd’hui.

A PROPOS DU DERNIER EPISODE (ATTENTION : SPOILERS)
De toutes les séries qu’il ait écrites, « Code Quantum » est probablement celle où Donald Bellisario y a mis le plus de lui - même. A ce propos, le
dernier épisode est très révélateur.
« Je n’avais pas envie d’écrire un épisode qui révélait tout » explique Donald Bellisario. «J’y donne quelques raisons pour lesquelles Sam se
transmute. Le message auquel je crois profondément, de la série est simple : chacun est responsable de sa vie, peu importe que nous croyons que le destin, Dieu ou que ce soit, nous
impose certaines épreuves ».
Le bar dans lequel se déroule le dernier épisode, « Le Grand Voyage », est une réplique de celui que tenait le père de Donald Bellisario et l’acteur
qui incarne le barman ressemble étrangement à son père. « Pour cet épisode, je voulais essayer de remonter jusqu’aux racines de ce qui a poussé Sam à voyager. Pourquoi, me suis-je dit
alors ne pas retourné là ou tout à commencé ? Alors, tous les personnages, leur nom, leur personnalité et leur morale sont nés ici, dans le bar de mon père ».
DIFFUSION FRANCAISE
Diffusé avec succès dans de nombreux Pays (la Grande Bretagne, le Japon), « Code Quantum » l’a été tardivement en France. Sa carrière était achevée aux
Etats-Unis quand les premiers épisodes apparurent sur nos écrans dès septembre 1993, d’abord sur Série Club qui les diffusait hebdomadairement, puis sur M6 qui, avec son rythme quotidien
(de 18 à 19h). Le retard était comblé et notre pays devint ainsi le premier outre Atlantique à diffuser la série dans son intégralité.
Seules les trois premières saisons avaient été achetées initialement à Universal Television. Mais l’accueil très favorable du public amena rapidement M6 à
doubler le reste afin de ne pas interrompre la diffusion quotidienne.
ANECDOTES
* Le Dr Sam Beckett parvient à réintégrer son époque dans le premier épisode de la quatrième saison intitulé « Bon en arrière ». Il devient ainsi
temporairement l’observateur, tandis qu’Al est désormais le voyageur du temps.
* Parmi les 96 épisodes de la série, Scott Bakula a été amené à incarner 9 fois le rôle d’une femme.
* Au cours de la cinquième saison, Sam et Al vont se retrouvés confrontés à deux envoyés du mal, Alia et Zoey. La première voyageant dans le temps et la seconde
occupant le poste d’observatrice. A trois reprises leurs chemins se croiseront.
* Durant ces cinq années de production, la série accueillera de nombreux visages célèbres de la télévision US : Roddy McDowall (« La Planète des
Singes »), Jennifer Aniston (« Friends »), le Dr Ruth (célèbre sexologue américaine), Jason Priestley (« Beverly Hills »), Teri Hatcher(« Desperate
Housewifes », Loîs et Clark »), Brooke Shields (« Susan ! »)
* Tom Selleck fut approché par la production pour savoir si il était intéressé de prêter son reflet le temps d’un épisode dans lequel Sam serait Magnum. Malgré
l’accord de l’acteur, l’épisode en question ne sera jamais réalisé. Universal s’y opposera pour des raisons de droits.
* Près d’une décennie après le dénouement de « Code Quantum », Scott Bakula et Dean Stockwell se sont retrouvés dans la série « Enterprise »
(la dernière adaptation de « Star Trek ») le temps d’un épisode de la première saison intitulé « Détenus ».
* 5 romans adaptés de la série télévisée ont été édités aux éditions « J’ai Lu » en France. L’excellent « Prélude » écrit par Ashley Mc
Connell se déroule notamment avant l’épisode pilote et dévoile les origines de la série.
* 13 comics sont parus aux Etats-Unis chez Innovation. Dans l’une des bandes dessinées, le Dr Beckett se retrouve notamment dans le corps d’un
extraterrestre.
* A l’occasion du vingtième anniversaire de la série télévisée, un fan film intitulé « A Leap to Di for » a été produit en 2009 par Rascofilms. Doté
d’un budget conséquent pour une telle production (environ 30 000 dollars), cette nouvelle aventure suit les aventures du Dr Samuel Beckett (incarné par Joshua C.Ramsay) se retrouvant projeté
dans la peau d'un homme de 26 ans le 30 août 1997 à Paris, 24 heures avant le tragique accident de Lady Diana. A noter que la scénariste de la série, Deborah Pratt, reprend la voix de
l’ordinateur Ziggy.
* Depuis l’arrêt de la série beaucoup de projets de retour ont été évoqués. Ainsi, en 2002, SCI-FI annonce souhaiter produire une série utilisant le concept des
épisodes originaux mais avec une femme dans le rôle du voyageur du temps. Plus récemment, à la Comic Con de San Diego en juillet 2010, Scott Bakula évoque des avancées sur un projet de
film : « La bonne nouvelle c’est que Don est actuellement en train de travailler sur le scénario du film et qu’il a énormément de temps puisqu’il est producteur à Hollywood et il veut le
faire...Il était temps. Mais, j’ai toujours pensé que ça allait arriver, et c’est arrivé. Mais Dean et moi-même aurons en quelque sorte un petit rôle dedans. ». Néanmoins, aucune nouvelle
concernant ce projet n’a été évoqué depuis.
CONCLUSION
« Code Quantum » est un monument incontournable de la télévision américaine. Portée par le duo Scott Bakula / Dean Stockwell, la série est un
divertissement de grande qualité, profondément humaniste et permettant de (re)découvrir l’histoire récente des Etats-Unis d’un point de vue totalement inédit.
En résumé, SILVER SCREEN vous recommande vivement de vous replonger dans les aventures de Sam et Al !
Présentation de la série "Code Quantum" à l"occasion d'une soirée spéciale sur M6
Interview française de Scott Bakula :
Scott Bakula évoque les Leapers, le fan club de Code Quantum sur le plateau de la Saga des Séries sur M6
Scott à l'occasion d'une convention de fan, une chanson célèbre de la série "Somewhere in the Night"
Le fan film de 2009
Par Silver Screen
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Publié dans : Série TV
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